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12 avril 2015

Parenté impossible


J'essayai tant bien que mal de relier mes ancêtres Barral de La Bâtie-Montgascon, à la famille Barral résidant à Saint-André-le-Gaz...


 
Les villages de La Bâtie-Montgascon et Saint-André n'étant distants que de quelques kilomètres, il est fort probable que les deux familles soient liées. A première vue en tous cas. J'ai récolté quelques informations sur les Barral de La Pallud (ancien nom de Saint-André-le-Gaz):
Claude Barral était le notaire du village, à la fin du XVIe siècle. Il épousa Jeanne Borin et ils eurent aux moins 10 enfants, baptisés entre 1582 et 1596. Leur fils Pierre était qualifié de bourgeois et épousa vers 1615 Marguerite Mareschal, une petite-fille de Félix Basset. Antoinette Barral, fille de Pierre, fut baptisée le 28 avril 1621 et épousa François Garnier en 1637.

Concernant la famille Barral de La Bâtie-Montgascon, j'ai beaucoup moins de données:
Jacques Barral et Clauda Dian furent les parents de Marie Barral, baptisée le 9 mai 1699 et qui épousa Jacques Vijoz le 17 novembre 1716, et s'établit avec lui à Chimilin, village à l'est de La Bâtie-Montgascon.

J'ai alors voulu lister les baptêmes des enfants de Jacques Barral et Clauda Dian, afin de retrouver un ou une éventuel(le) oncle ou tante qui serait le parrain ou la marraine d'un des enfants. J'ai ainsi retrouvé 6 frères et sœurs de mon aïeule Marie Barral, baptisés à La Bâtie-Montgascon:

  1. Agathe le 28 septembre 1694
  2. Léonard le 31 janvier 1697
  3. Claude le 25 mars 1701
  4. Marguerite le 11 mars 1703
  5. Virginie le 6 décembre 1705
  6. Françoise le 8 janvier 1709
Baptême de Léonard Barral, 1697

Aucun des parrains, marraines ou témoins de ces évènements n'est nommé comme parent de la famille. Je n'ai toujours aucune réponse à ma question.

Sources: registres paroissiaux de La Bâtie-Montgascon, Chimilin, Saint-André-le-Gaz (http://www.archives-isere.fr)
Illustration: Carte de Cassini

2 avril 2015

Lignée de père en fille, de mère en fils

 Petit écho aux articles publiés par Maïwenn (D'aïeux et d'ailleurs), qui proposait de partir à la recherche de son sosa 1000 et celui de Benoit (Mes racines familiales) qui présentait sa lignée cognatique, soit ses ancêtres uniquement par les femmes.

Pour varier les plaisir, je vous propose aujourd'hui de trouver votre ancêtre le plus lointain, en remontant dans le temps de père en fille, de mère en fils... soit en alternant dans votre généalogie hommes et femmes.

Concernant ma propre lignée, étant un homme, je débute par ma mère, puis mon grand-père maternel, puis sa propre mère, le père de celle-ci, etc. ... Vous suivez? Cela donnerait pour mon cas:
Moi
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Ma mère
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Jean Pommier, mon grand-père maternel
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Jeanne Carrus
1914 Paladru - 1993 Paladru
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François Carrus
1885 Paladru - 1969 Paladru
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Lucie Durand
1862 Bilieu - 1932 Paladru
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Jean-Baptiste Durand
1829 Charavines - 1905 Bilieu
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Catherine Ayssard
1802 Bilieu - 1869 Bilieu
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Michel Ayssard
1749 Bilieu - 1816 Charavines
|
Marie Trouilloud
1715 Bilieu - 1782 Bilieu
|
Michel Trouilloud
? - 1741 Bilieu


Sépulture de Michel Trouilloud à Bilieu, le 1er avril 1741

Je remonte ainsi jusqu'à Michel Trouilloud, qui vivait à Bilieu au début du 18e siècle, par une lignée de cultivateurs et de marchands, qui furent sans doute assez aisés au vu de leurs mariages. Comme par exemple Michel Ayssard, qui épousa en 1795 Catherine Villeton, descendante de petits noblions et de bourgeois.

Concernant Michel Trouilloud, mon sosa n°1706, à ce jour je n'ai pas retrouvé ses origines. Il épousa Françoise Fusier, qui lui donna 8 enfants. Mon ancêtre Marie Trouilloud, née le 20 novembre 1715 à Bilieu, fut leur troisième enfant et leur première fille.

http://www.geoportail.gouv.fr/
Carte de Cassini, environs du lac de Paladru

Comme vous le constaterez, cette lignée nous fait peu voyager. Tous vécurent autour du lac de Paladru, à Bilieu ou encore Charavines.

Et vous... quel est votre plus lointain ancêtre de père en fille, de mère en fils... ?



21 mars 2015

Mes aïeules modistes


Rosalie Véronique Pélin est née à Paladru le 13 septembre 1856. Son père André était meunier et sa mère Marie est dite couturière, repasseuse ou encore modiste. Le 7 mars 1872, lorsque sa mère meurt, Rosalie n'a pas encore 16 ans mais j'imagine qu'elle avait été initiée dès son plus jeune âge à la couture et au textile. Peut-être même utilisera t-elle les outils légués par sa mère.


Rosalie épouse le 6 mars 1878 un proche voisin, Flavien Carrel. Ce dernier, selon les années, exerce les professions de perruquier ou veloutier. Rosalie, elle, est modiste: comme sa mère, elle fabrique des chapeaux.

Le couple tissera également la soie. Le tissage de la soie est alors en pleine expansion. En cette période d'industrialisation, le chanvre laisse peu à peu sa place à la soie. «Femmes et filles qui jadis filaient le chanvre sur des rouets, s’activent désormais sur des métiers à tisser la soie». De plus «le tissage à domicile se diffuse largement dans les campagnes sous le Second Empire. Jamais, il n’y a eu autant de métiers à tisser dans les chaumières du Bas-Dauphiné».¹


Ancien rouet utilisé jadis pour le tissage en Dauphiné.
image: http://labastido.canalblog.com


Même si elle était loin de l'effervescence de la mode parisienne, une modiste de la fin du XIXe siècle devait se tenir informé des dernières tendances. Rosalie utilisait sans doute le savoir-faire de son époux, qui lui, tissait la soie et le velours. On retrouve certaines de ces modes dans la presse féminine de l'époque, dont les pages auraient pu inspirer Rosalie et ses chapeaux.

La Fantaisie, journal des modistes et lingères, janvier 1885
Gallica

Les modes, juillet 1901
Gallica

Les modes, avril 1902
Rosalie et Flavien eurent deux enfants: Raymond né en 1879, décédé durant la Première Guerre Mondiale, lire l'article le concernant ; et Marie Joséphine née en 1882, mon arrière arrière grand-mère, qui continua sur la lancée de sa mère et de sa grand-mère, puisqu'elle fut également tisseuse de soie.
 
Photographie de Marie Joséphine Carrel, collection personnelle
Sources:
- Etat-civil de Paladru
- ¹ L’industrialisation du Bas-Dauphiné: le cas du textile par Jérôme Rojon, 2007, à lire sur http://theses.univ-lyon2.fr/

9 mars 2015

À quelques pas de Napoléon



Il y a deux cent ans, jour pour jour, Napoléon s'arrêtait à l'Hôtel de la Poste de Rives (Isère).





Après son abdication et son exil à l'île d'Elbe, Napoléon revient en France dans le but de reprendre le pouvoir. Il débarque à Golfe Juan (Alpes Maritimes), le 1er mars 1815. L'ancien empereur choisit de se rendre à Lyon par les Alpes, afin d'éviter les villes royalistes de la vallée du Rhône. Il empreinte la route montagneuse connue désormais comme la Route Napoélon.

Le 7 mars des troupes se rallient à Napoléon à Laffrey, près de Vizille (Isère). Il arrive triomphant à Grenoble le soir même et y est acclamé. Il en repartira le 9 mars pour rejoindre la ville de Bourgoin-Jallieu. C'est sur cette route qu'il fit un arrêt à l'Hôtel de la Poste de Rives.

Napoléon atteindra Paris le 20 mars 1815. Mais il abdiquera une deuxième fois le 22 juin 1815, quelques jours après la célèbre défaite de la bataille de Waterloo.


Entrée de Napoléon à Grenoble, estampe, Gallica

Il y a deux cent ans, comme de nombreux habitants de Rives, j'aurai aperçu depuis ma fenêtre Napoléon descendant de son cheval pour se reposer quelques instants, avant d'aller reconquérir son titre d'empereur.

30 janvier 2015

L'affaire Bélissat: le drame du lessis


Madeleine Bélissat était née le 26 janvier 1827, du mariage de Joseph et Madeleine, cultivateurs à Saint-Clair sur Galaure (Isère). Elle épousa en février 1853 Jean-Baptiste Giraud, un jeune homme originaire de son village.

Après deux années de vie commune, Jean-Baptiste fut condamné pour vol à quatre ans de prison. Mais rapidement l'époux fut gracié.

Acte de mariage de Jean-Baptiste Giraud et Madeleine Bélissat 
  
Tout le monde avait connaissance du caractère doux et docile de Jean-Baptiste. Un homme robuste, à la constitution herculéenne et qui faisait tout pour assurer à son foyer une vie convenable. A l'opposé de son épouse Madeleine, que tout le village savait méchante et avare.

Après son court séjour en prison, notre homme retourna vivre aux côtés de sa femme. Malgré ses honnêtes qualités, Madeleine n'appréciait guère son mari et leurs caractères contraires ne permettaient aucune entente. Plusieurs fois encore, Jean-Baptiste fut soupçonné de vols par les accusations de sa femme, qui faisait tout pour le voir quitter le foyer.

La concorde ne revint jamais entre les époux. Au moins de mars 1862, ils se disputèrent violemment. Alors que Jean-Baptiste évoquait son horreur pour un meurtre perpétré dans la région, Madeleine lui répondit:

«Tu ne sais pas, toi, de quelle mort tu mourras !»

La nuit du 14 au 15 mars 1862, Jean-Baptiste revenait d'une journée de labeur et épuisé, il se coucha très tôt. Il remarqua cependant que sa femme avait placé sur le feu sa marmite. À une heure du matin, il fut réveillé par une horrible douleur, causée par un liquide brûlant provenant de la marmite et qui venait d'être répandu sur son visage.

Il sauta du lit et aperçut Madeleine qui sortait de la maison. Lui même courut chez son voisin Bernard, aux yeux duquel il apparut horriblement défiguré et sur le point d'expirer. Bernard lui porta immédiatement les premiers secours.

Madeleine fut arrêtée dans la soirée du 15 mars. Elle ne laissa transparaître aucun remord et resta même de marbre lorsqu'elle se retrouva face à leurs deux enfants.


Bernard, voisin des époux, avait raccompagné Jean-Baptiste chez lui la nuit du drame. Il avait remarqué près du lit, devant la porte, une marmite encore fumante contenant un dépôt de cendres. Le lit était également inondé de cette matière brûlante. Les propos tenus par Madeleine laissait paraître sa préméditation pour le crime. L'intention de donner la mort était flagrante par le choix du liquide: il est appelé "lessis" et obtenu par l'ébullition prolongée de cendres. Cette substance est bien connue pour avoir un effet destructif supérieur à une simple eau bouillante.

Jean-Baptiste fut brûlé au second degré sur tout le visage et la partie droite du cou. S'il survit aux blessures, il dut endurer cinquante jours de douleurs continuelles. Quant à Madeleine, elle fut déclarée coupable suite à son procès, le 2 juin 1862. Elle fut condamnée à vingt ans de travaux forcés.
Madeleine vivra exilée à Montpellier où elle décèdera le 23 mai 1865.

Acte de décès de Madeleine Bélissat
http://archives-pierresvives.herault.fr/


Sources:
Archives départementales de l'Isère et de l'Hérault
L'Impartial Dauphinois, 8 juin 1862
Illustration: Le Christ chez Marthe et Marie, de Joos Goemaere

30 décembre 2014

2014: rétrospective généalogique

Débuts d'année


Les premiers mois de cette année 2014 furent très calme généalogiquement parlant. Ils m'ont tout de même permis de vous parler de mon arrière grand-mère Jeanne, née le 2 mars 1914, qui serait aujourd'hui centenaire. C'est d'ailleurs les deux articles que je lui ai consacré cette année qui ont reçu le plus de visiteurs: À la découverte de Jeanne: lettres et souvenirs ainsi que Jeanne, 100 mots pour une vie. Un autre de mes sujets de prédilection, qui a donné son nom à ce blog, est l'histoire du Dauphiné. C'est ainsi qu'en mars je vous contais La légende des aboyeuses, où se mêlent hystérie et religion.
Juin, mois de challenge

J'ai adoré participer au Challenge AZ de Sophie Boudarel: 21 articles ou l'occasion de faire le point sur mes recherches, d'illustrer la vie de mes aïeux et de relier petite et grande histoire. Comme par exemple la vie de César, mon ancêtre savoyard qui partit guerroyer en Corse au service de Louis XV, avant d'être blessé et déclaré soldat invalide. Il devint par la suite teinturier en soie à Lyon et finit ses jours dans son village natal, où sa servante lui donnera une fille illégitime nommée Florence. Un aventurier, mon César !


L'inattendu de juillet
Il s'agit sans doute de la recherche la plus marquante de cette année. J'ai découvert dans les archives communales de La Côte-Saint-André (38) que Jean-Pierre Granat, tuteur de mon aïeul Victor, fut déclaré aliéné en 1912 et enfermé à l'asile. Cette découverte m'a permis de me familiariser avec les archives communales ou hospitalières.


Commémorations de novembre
 
En novembre j'ai eu la chance de pouvoir partager mes recherches lors de l'exposition sur la Grande Guerre qui avait lieu à Paladru (38). Une partie d'un projet qui me tenait à cœur s'est donc réalisée: rendre hommage aux soldats Morts pour la France de la commune. Plusieurs semaines de recherches ont été nécessaires pour finalement regrouper les noms, dates de naissance et décès, ainsi que les parcours militaires de ces 41 soldats. Cerise sur le gâteau: la mairie de Paladru conservait un tableau d'honneur avec les photographies des 41 hommes Morts pour la France. De quoi illustrer mes futurs articles.


 ~
Des projets, toujours des projets...

Dans mon dernier bilan 2014: une nouvelle année généalogique, j'avais pour projet de numériser les nombreux cartons de photographies que j'avais collectés. C'est un zéro pointé! Concernant les autres tâches que je m'étais fixé, deux sont en partie réalisées: mieux connaître la vie de mes ancêtres et rendre hommage aux Morts pour la France de Paladru.

...encore des projets?
Alors que souhaiter pour 2015? Je vous ferais bien une nouvelle liste de promesses mais cette année m'a montré qu'il faut garder les pieds sur terre. On ne prévoit jamais un déménagement, d'être le témoin d'un mariage...et les autres moments de la vie. J'aimerai continuer sur ma lancée, découvrir des anecdotes et des détails sur mes ancêtres. Partir enfin à la découverte de mes aïeux italiens et suisses. Prendre le temps de numériser mes photos et documents.
Mais à l'heure actuelle, je ne formulerai qu'un seul souhait: quitte à parfois m'éloigner de ma recherche initiale, je veux apprécier les moments de généalogie comme ils se présentent à moi, en espérant qu'ils soient encore nombreux... très nombreux.

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