13 juillet 2014

[challengeAZ] Bilan d'un mois mouvementé

 
Même si la quantité de publications à suivre me faisait peur, j'avais très envie de participer à l'édition 2014 du #challengeAZ. En me préparant quelques temps à l'avance pour dresser des brouillons d'articles, j'ai réussi à suivre la cadence infernale de rédaction.
 
Concernant la lecture des autres généablogueurs c'est un petit bémol: difficile de rédiger le mien et de lire des dizaines d'articles chaque jour. Cependant cette participation m'a apporté de bonnes surprises. Chacun de mes articles m'a permis de faire le point sur une recherche particulière et de savoir où m'orienter pour la suite.

Je vous ai parlé de mon arrière-arrière grand-père François Seigle-Buyat, affecté aux services auxiliaires de l'armée en 1902. Le remue-ménage que j'ai provoqué auprès de ma famille m'a fait découvrir des photographies de cet aïeul, qui restait pour moi sans visage.
C'est ainsi que j'ai eu le plaisir de découvrir une photographie de François, datée de la Seconde Guerre Mondiale, époque où il aidait sa fille Francia à cultiver ses terres, son gendre étant prisonnier dans les camps allemands.
 
Autre surprise: l'explosion des visites sur le blog, avec des visiteurs qui venaient parfois de très loin.
Blogger - Statistiques du 14/06 au 13/07/14
 
Merci donc à Sophie de La Gazette des Ancêtres, pour le maintient de ce #challengeAZ. Et pour terminer je remercie toutes les personnes qui m'ont suivi et qui venaient régulièrement. Et bravo à tous les participants pour leur partage d'histoires.

26 juin 2014

W comme Wagonnet

Victor Nicolas Mange, mon arrière-arrière-grand-père (Sosa n°16), est né le 21 mars 1874 à La Côte-Saint-André dans une famille de cultivateurs et vignerons. Il y a encore quelques semaines, je ne le connaissais qu'à travers l'état-civil. Puis j'ai découvert, via le site Mémoire & actualité en Rhône-Alpes, un article du Journal de Vienne daté du 4 novembre 1916, qui nous livre quelques détails:

 
Victor était donc employé dans la Compagnie des chemins de fer du Sud et travaillait en gare de La Côte-Saint-André. Serré violemment entre un train et un wagonnet, il recevra plusieurs blessures suite à l'accident. Il décèdera à l'hôpital du même lieu, le 30 octobre 1916 à 14h.

 

Gare de La Côte-St-André
Hôpital mixte de La Côte-St-André
 
 
Sources: état-civil de La Côte-St-André, http://www.memoireetactualite.org/index.php et http://www.delcampe.net/

25 juin 2014

V comme Vérole

 En fouinant aux archives départementales de l'Isère, dans la série des archives communales anciennes, j'ai déniché quelques anecdotes sur Benoît Pascal-Suisse, mon aïeul à la 7ème génération (sosa n°230) qui vivait à La Bâtie-Divisin. Le 18 août 1802, le maire lui rédige un certificat pour se rendre à Grenoble:
Benoit Pascal, réquisitionnaire originaire de la commune de Saint-Bueil, habitant à cette commune arrondissement de La Tour-du-Pin, département de l'Isère, né à Saint-Bueil le 10 mars 1769, taille 1 mètre 708 millimètres, cheveux et sourcils noirs, yeux idem, front ordinaire, nez aquilin, bouche grande, menton rond, visage long. Le dit réquisitionnaire se rendant à Grenoble à l'effet de faire la déclaration exigée par la loi du 24 floréal dernier et de profiter de l'amnistie accordée aux volontaires réquisitionnaires qui comme lui ont déserté à l'intérieur. En foi de quoi le présent passeport et certificat lui ont été délivré en exécution de l'arrêté du préfet de l'Isère du 19 messidor dernier, par le maire de La Bâtie-Divisin, pour lui servir et valoir ce que de droit. En mairie de La Bâtie-Divisin, le 30 thermidor an 10 (18 août 1802) de la République française et n'a le requérant signé pour ne le savoir.
Puis, plus loin dans le registre:
Le capitaine commandant la gendarmerie du département de l'Isère, certifie que le citoyen Pascal Benoît, âgé de 32 ans, taille 1 mètre 706 millimètres, cheveux noirs, sourcils idem, yeux bruns, front couvert, nez aquilin, bouche moyenne, menton rond, visage marqué de petite vérole, demeurant à La Bâtie-Divisin, a été compris dans l'amnistie accordée aux déserteurs par la loi du 24 floréal an 10 et qu'il est porté sur le n°967 dans l'état des amnistiés de l'arrondissement de La Tour-du-Pin, qui ont été autorisés à rentrer dans leurs foyers. Fait à Grenoble le 30 brumaire an 11 (21 novembre 1802) de la République. Vu par le Préfet du département de l'Isère. Enregistré à la municipalité de La Bâtie-Divisin, domicile du porteur. Sous le n°11 à La Bâtie-Divisin, le 10 ventôse an 11 (1er mars 1803).

Ainsi mon lointain ancêtre avait été déclaré déserteur mais il obtint l'amnistie suite à la loi promulguée le 24 floréal de l'an 10. De plus, il avait jadis contracté la petite vérole et bien qu'il ait survécu, il portait sur son visage les traces de la maladie.


Source: Archives départementales de l'Isère - 4E338/25 (passeports)

23 juin 2014

T comme Tante


Roger Mange, mon grand-père paternel, se retrouva orphelin de père et de mère en 1952. Il fut accueilli par sa tante Marie-Louise Mange, épouse de Léon Nardy. Le couple était domicilié à Renage, où ils étaient tous deux agriculteurs.

Hommage aux époux qui, n'ayant pas conçus d'enfants, élevèrent leur neveu comme un fils.
 
Carte de Roger durant son service militaire:
«Nancy, quand j'étais bleu. Souvenir à mon oncle et ma tante. Roger»

De droite à gauche: Roger, Marie-Louise et Léon
 
Ils auront la joie de connaître plusieurs de leurs petits-neveux
 
Marie-Louise quitta notre monde en 1979 et son époux Léon en 1990


21 juin 2014

S comme Servante

Suite et fin de la vie mouvementée de mon ancêtre César. Mouvementée, car après quelques années à Lyon comme teinturier, il vit à nouveau dans son village natal: Attignat-Oncin, dans l'avant-pays savoyard.
 
Et le retour au pays fut sans doute précipité! En effet, lors du mariage de son fils Antoine, le 27 novembre 1818, il est précisé que «l'on ignore le nom de la mère de l'époux, ayant été apporté de Lyon à Oncin, âgé seulement de quelques jours».
 
Un évènement inattendu
 
En l'église d'Attignat-Oncin, le 14 mai 1792, le curé messire Richard baptise la petite Florence, née le matin même d'Antoinette Micoulaz, originaire de Saint-Béron. Le parrain et la marraine de l'enfant témoignent: le père ne serait autre que César Grivet-Coquet, chez qui Antoinette vit en tant que domestique!
 
baptême de Florence Micoulaz, Sosa n°205
 
Quant à César, il s'éteint une vingtaine d'années plus tard, le 17 juin 1813, à l'âge de 68 ans. Il sera inhumé le lendemain, au cimetière d'Attignat-Oncin.

Florence, la fille illégitime de César et de sa servante, est mon aïeule à la 7e génération.
 
 
 
 
Sources: registres d'Attignat-Oncin, www.savoie-archives.fr